mercredi 27 juillet 2016

Privas se mobilise contre la fusion avec le Pays de Vernoux

Bonjour à tous.

C'est donc a priori ce vendredi 29 juillet que le préfet de l'Ardèche communiquera ses choix et arbitrages concernant le redécoupage des intercommunalités à l'occasion d'une réunion de la CDCI (commission départementale de coopération intercommunale). Rappel: pour invalider les décisions préfectorales, la CDCI doit se prononcer contre à une majorité des deux tiers. Et comme aucune procuration n'est possible, un jour de départ en vacances où le quorum a peu de chances d'être atteint, le préfet a bien choisi sa date: aucune chance de voir sa carte retouchée! Cette politique du catimini et de l'antidémocratie flagrante et voulue devient insupportable!
Si Châteauneuf-de-Vernoux et les trois autres communes opposantes du Pays de Vernoux préparent tranquillement un "plan B" pour éventuellement se sortir de l'ornière de la CAPCA dans laquelle le schéma annoncé va nous pousser, Privas et plusieurs autres municipalités de la CAPCA ont décidé d'interpeller le préfet sur leur refus réitéré de fusionner avec notre communauté de communes. Voici ci-dessous la lettre qu'ils ont rédigée, cosignée et envoyée, à l'initiative de Michel Valla, le maire de Privas:


             Honnêtement, il serait très étonnant, compte-tenu à la fois de l'état d'esprit du préfet, campé sur des positions difficilement tenables et explicables mais parfaitement rigides, la composition et l'attitude grégaire d'une grande partie de la CDCI et la date scandaleuse de sa convocation, que cette requête recueille un écho favorable. Mais elle restera comme une marque d'opposition et de défiance, une manière de prendre date et de montrer que certains élus ne sont pas dupes du tour de passe-passe qu'on nous inflige. Tout comme le fut la motion portée en février dernier par Châteauneuf-de-Vernoux pour obtenir un libre choix pour les petites communes mais qui ne put obtenir une majorité de suffrages.
              Nous nous attendons donc au pire, à un balayage radical et d'un revers de manche de l'ensemble des réclamations déposées en préfecture depuis le début d'année. Mais cela ne signifiera pas la fin du combat. Nous avons des ressources en réserve, de l'imagination et des voies de recours encore possibles. Et la stratégie mûrira pendant l'été pour nous ouvrir de nouvelles perspectives à la rentrée.
Vous aurez très vite un compte rendu précis de cette CDCI décisive. Mais pas définitive.
Bonnes vacances, si elles se profilent à votre horizon.
Bien à vous.
P. Lafayette

mercredi 20 juillet 2016

Le Préfet tarde à se prononcer...

Bonjour à tous.

Quelques nouvelles infos depuis mon dernier message:

  • La CAPCA, qui continue de se déchirer pour des questions de dotations mal réparties (cf. article du Dauphiné Libéré ci-dessous), confirme qu'elle ne veut pas vraiment de nous: ses plus grosses communes ont voté contre la fusion avec le Pays de Vernoux (mettant donc le préfet dans l'embarras), le déficit de notre CIAS et la prise de compétence sur la piscine posent notamment problème...
  • Le préfet, dont on attendait les arbitrages pour le 5 juillet, aurait décidé de les repousser au 29 juillet, ce vendredi de... départ en vacances, quand se réunira la CDCI (commission départementale de coopération intercommunale) censée avaliser ou invalider ses choix. Une loi votée le 9 août, un découpage définitif annoncé au coeur de l'été: le désir de catimini est évident... Et l'on sent, à ces reports successifs, que le représentant de l'Etat n'est pas très à l'aise au moment de rendre sa copie. Alors qu'il était si pressé et nous imposait des délais intenables au début de la procédure...
  • La CAPCA (cf. article du Dauphiné Libéré ci-dessous) n'a pas trouvé d'accord pour ouvrir l'office de tourisme de La Voulte cet été... Inquiétant pour l'avenir de celui de Vernoux.
  • Le nouveau découpage hospitalier envoie les patients du ressort de l'hôpital de Privas vers Montélimar (cf. article du Dauphiné Libéré ci-dessous). Même si la carte sanitaire ne dépend pas directement de l'appartenance à telle ou telle intercommunalité, pour le moment, c'est encore un mauvais signe qu'on nous envoie...
Restons mobilisés. Le combat va forcément continuer, quelle que soit la décision annoncée.
A très vite.
Patrick Lafayette

mardi 5 juillet 2016

Dans l'attente de la décision du préfet et de la "réunion d'information" promise...

Bonjour à tous.

Pas mal d'occupations prenantes m'ont rendu silencieux depuis quelques semaines et je vous prie de m'en excuser. Mais le combat a continué dans l'intervalle. Et les initiatives se sont multipliées.

D'abord, une première rencontre avec Jean-Paul Vallon, maire de Lamastre et président de la communauté de communes du Pays de Lamastre, a permis d'établir – enfin ! - un dialogue constructif. Certes, celui-ci a pu légitimement camper sur sa position de « rester seul » (la loi le lui permet et il a obtenu l'unanimité de ses conseillers et de ses communes sur ce point, ce qui l'autorise à un réel optimisme) mais reste très ouvert à d'éventuelles recompositions si le Pays de Lamastre peut, dans un premier temps, et avec le soutien affirmé du sénateur Darnaud (lire ci-dessous), garder son indépendance.
Dommage que Mathieu Darnaud, rapporteur de cette loi au Sénat, ne se soit pas également exprimé sur l'union forcée entre le Pays de Vernoux et la CAPCA...  Mais sa proposition de loi sera à suivre avec intérêt, surtout si elle permet, au cas où, d'envisager plus sereinement un futur divorce.

Jean-Paul Vallon a par ailleurs mis le doigt sur une question de légalité déjà soulevée par l'opposition vernousaine et non envisagée par la loi NOTRe : quid des conseillers communautaires des communes de plus de 1 500 habitants ? Ceux-ci ont été régulièrement élus lors des municipales de 2014, sont investis d'un mandat de cinq ans et, pourtant, certains ne pourront siéger, faute de places, dans les nouvelles entités regroupées... Comment choisit-on ceux qui « disparaissent » ? C'est un point de constitutionnalité essentiel qui concerne également et au premier chef la représentativité de Vernoux...

Ensuite, les maires Christian Alibert (Châteauneuf), Michel Cimaz (Saint-Apollinaire) et Bernard Noualy (Saint-Jean Chambre) ont demandé un rendez-vous au préfet. Il leur a proposé un entretien... avec un secrétaire ! Refus des élus qui ont mis la pression pour être reçus par le préfet en personne. Drôle de serviteur de l'Etat ! Cela s'est terminé par une rencontre avec le sous-préfet de Tournon, charmant au demeurant, qui a écouté la délégation de manière polie, compris et même approuvé leurs demandes et griefs... mais se contentera de transmettre.

Il était cependant important, au regard des administrés et de l'opinion, notamment dans les villages franchement opposés au découpage proposé, d'aller jusqu'au bout de la démarche, même si on nous annonce un préfet sourd à toute contestation de ses décisions.

Quelques points devraient l'amener à réfléchir :
  • L'imbroglio créé par les votes des communes (majorité des communes mais qui ne représentent pas la majorité de la population pour le Pays de Vernoux ; majorité des conseils représentant la majorité de la population mais minorité en terme de nombre de communes à la CAPCA – même si je n'ai pas toutes les délibérations en ma possession) n'est pas explicitement prévu par la loi NOTRe. Comment compte-t-il (en dehors de la procédure du « passer-outre » qu'il serait indigne de mettre en œuvre sans concertation devant tant d'opposition...) se dépêtrer de cette situation ? La proposition d'une consultation référendaire (même si elle sort des délais initialement impartis) peut lui permettre d'en sortir par le haut.
  • Certes, les « petites » communes ne peuvent pas emmener Vernoux vers l'EPCI que son conseil municipal n'a pas souhaité rejoindre mais Vernoux ne peut pas embarquer quatre de ses voisines vers la CAPCA contre leur gré.
  • Rappel, au passage : le Pays de Vernoux n'a une frontière commune avec la CAPCA que par la « grâce » d'une précédente fusion, quand Privas a « récupéré » Eyrieux aux Serres... Le lien est donc bien le fruit d'un premier artifice.
  • Le contact établi avec Jean-Paul Vallon permet d'affirmer que le Pays de Lamastre accueillerait favorablement une adhésion de communes qui sont mitoyennes avec leur com-com. Avec la perspective, à terme, d'un regroupement avec Rhône-Crussol.
  • Le préfet devra également tenir compte du succès des pétitions initiées d'abord à Châteauneuf (135 signataires, soit l'immense majorité des électeurs) et sur Internet.
  • Et ne pas balayer d'un revers de manche les aspects techniques, les compétences, les menaces (piscine, équipements divers, transports, carte sanitaire et/ou scolaire à terme, etc.) et les charges indues que rejoindre la CAPCA feront peser sur Vernoux et son pays.

Nos élus ont déployé ces arguments. La réponse du décisionnaire ne saurait tarder puisque ses arbitrages devaient être rendus ce mardi 5 juillet... Ce qui pourrait d'ailleurs motiver cette réunion d'information que, reniant sa promesse, Martine Finiels continue de refuser à la population.

Continuons à y croire et à nous battre.

Patrick Lafayette


PS : Malgré des demandes réitérées et des réponses courtoises mais dilatoires, la Préfecture n'a toujours pas communiqué la liste des votes de la CAPCA, commune par commune. Les serviteurs de l'Etat ne sont décidément pas au service d'une population dont ils sont pourtant les employés...

vendredi 10 juin 2016

Et maintenant, le « pacte fiscal et financier » !

Oyez, oyez braves gens !!! La CAPCA annonce la mise en place d'un « pacte fiscal et financier » qui, derrière l'habituel verbiage technocratique, prépare une mutualisation des déficits. Concrètement, nos impôts (à commencer par la taxe locale d'aménagement, lisez bien le texte publié dans l'article ci-dessous...) vont servir à bientôt combler les trous dans les caisses de Privas, l'une des communes les plus endettées de France. Voilà où va nous mener la politique politicienne de la présidente du Pays de Vernoux et ses aveugles soutiens.
Notez également dans cet article, l'introduction « encourageante » du maire de Gluiras, la commune qui accueillait la dernière réunion de la CAPCA : « Les  petites  communes  sont  moins  bien  représentées dans l’agglo et c’est  normal », a-t-il dit, semble-t-il converti au fatalisme, dans un message qui contredit totalement les assertions de Mesdames Finiels et Allard et M. Delarbre.
Notez encore que le reste de la réunion a été essentiellement consacré à la situation de l'hôpital de Privas, sujet ô combien ! important pour les élus du Pays de Vernoux qui auraient sans doute plus d'intérêt à se consacrer à celle de la clinique Pasteur de Granges-lès-Valence, non ? A moins qu'on nous réserve la surprise d'une prochaine réforme de la carte sanitaire nous envoyant se faire soigner à Privas !!!

Comment peut-on encore, en prenant connaissance de tout ça, se prononcer en faveur d'une fusion avec la CAPCA? Ce scandale qu'on nous impose doit être dénoncé sans relâche. Et avec de plus en plus de vigueur au fur et à mesure que les menaces se précisent...
Bien à vous.

Patrick Lafayette

mercredi 8 juin 2016

Occasion à saisir! D'urgence!

Bonjour à tous.

Ayant peu de temps pour écrire aujourd'hui, je me contente de reprendre le texte de ma pétition actualisée. En insérant les articles du Dauphiné Libéré consacrés aux intercommunalités.

Privas vote contre.
Vous lirez avec intérêt le débat sur le centre aquatique, notamment sur la fin, concernant la polémique avec la CAPCA... En bas à droite, l'encadré sur le refus de fusion avec le Pays de Vernoux.




 Chomérac vote contre.

Avec les propos directs du maire de Chomérac, François Arsac...

Les communes les plus importantes de la CAPCA sont donc en train de refuser la fusion avec le Pays de Vernoux!


Le Val d'Ay, le Pays de Saint-Félicien et le Pays de Lamastre unanimement opposés au préfet.


Ce rejet unanime par le Val d'Ay, le Pays de Saint-Félicien et le Pays de Lamastre du schéma du Préfet ouvre une perspective dont nos élus du Pays de Vernoux doivent se saisir: Jean-Paul Vallon, président du Pays de Lamastre, évoque la possibilité d'un rapprochement, à terme, avec le Rhône-Crussol... Pays de Crussol, de Vernoux et de Lamastre réunis, cela aurait belle allure et constituerait un projet cohérent et porteur.
Il faut d'urgence demander rendez-vous au préfet et se rapprocher, dans le même temps, des élus de Rhône-Crussol et Lamastre!
A nos représentants d'agir! Au plus vite!
Nous comptons sur eux!
Bien à vous.
Patrick Lafayette.

dimanche 5 juin 2016

On ne peut pas gagner à chaque fois...

Bonjour à tous.

Saint-Julien-le-Roux a voté en faveur du rattachement à la CAPCA... En dépit, il faut le noter, de l'esprit d'ouverture dont a fait preuve son maire, Michel Moulin, qui a permis aux deux membre du collectif présents, Roland Fernandez et moi-même, de s'exprimer avant le scrutin, organisé à bulletins secrets.

Mais il n'empêche: la majorité des communes du Pays de Vernoux (quatre sur sept) ont voté contre!
Cela crée donc un cas d'espèce que la loi NOTRe n'a pas explicitement prévu: une majorité des communes est contre mais les trois minoritaires représentent plus de la moitié de la population...

Dans ces conditions, l'issue passe sans doute par une entrevue avec le préfet. Les maires des villages qui s'opposent à son découpage pourraient lui demander un rendez-vous sur le thème: "Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait?" Et avant qu'il ne se retourne, probablement, vers la procédure du "passer-outre" (qui nécessitera alors un accord, sur la base de la majorité simple, de la Commission départementale de coopération des intercommunalités), lui faire part de tous les manquements dont la procédure a été entachée: aucune prise de contact, de la part de la présidente, entre la CC Pays de Vernoux et trois de ses voisines (Pays de Lamastre, Rhône-Crussol, Val'Eyrieux); absence totale d'information et de consultation de la population par l'exécutif; refus d'un revers de main (et totalement illégal dans sa forme) de procéder par bulletins secrets pour la délibération au conseil municipal de Vernoux; passage en force à la CC Pays de Vernoux (passation de marchés groupés avec la CAPCA) et à la CAPCA (réunions communes avec la CC Pays de Vernoux, mise en place d'une structure d'étude et d'accompagnement de la fusion à plus de 100 000 euros!) avant même les votes des communes pour faire pression sur ces scrutins. Bien lui faire comprendre qu'il lui sera difficile de s'entêter dans un projet dont ne veulent ni la CAPCA ni les communes du Pays de Vernoux. Et qu'il n'est pas trop tard pour envisager un rapprochement avec Rhône-Crussol et, au-delà, le Pays de Lamastre, puisque l'idée semble faire son chemin au sein des deux entités que l'on jouxte...

Je compte donc sur les maires des communes qui ont dit "non" pour engager cette action auprès du préfet. Cette opposition déclarée, arrachée de haute lutte, ne peut rester lettre morte. D'autant que parmi les collectivités de la CAPCA (Alissas vient de voter contre, Privas se prononce ce lundi 6 juin...), beaucoup semblent également rejoindre le front du refus. C'est maintenant qu'il convient de capitaliser sur nos succès...

Pour exemple, lisez ci-dessous comment Quintenas se mobilise pour refuser ce que veut lui imposer le préfet. Nous ne sommes pas seuls sur ce front contre l'arbitraire...
Par ailleurs, quelques autres nouvelles en vrac:
  • Une déclaration de Bernard Brottes, le maire de La Voulte: "Le "non" du conseil communauatire étant acté, y aura-t-il un 49-3 pour imposer le Pays de Vernoux au sein de la CAPCA?"
  • Un récent sondage de l'IFOP révèle que 73% des Français sont "fortement attachés" à leur commune et 68% souhaitent qu'elles "gardent leurs compétences actuelle de proximité". Un contexte qui bat en brèche les projets de regroupements et élargissements en cours et que le professeur de sciences politiques Pascal Perrineau résume ainsi: "Les Français se méfient localement des réformes bureaucratiques venues d’en haut. Ils ont mal vécu la réforme des régions à laquelle ils n’ont pas été associés, et qui a été faite sur un coin de bureau. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas ouverts à des évolutions, mais il faudrait qu’ils y soient associés. Ils refusent de subir d’en haut une intégration dans des structures intercommunales parfois gigantesques."
  • "Horizons citoyens", une association de Chomérac, s'inquiète de la mise en place immédiate (le 1er juillet) d'un "Groupement hospitalier de territoire" qui regroupera, sous la tutelle de celui de Montélimar, les hôpitaux d'Aubenas et Privas... Que ceux qui s'inquiètent légitimement d'une hospitalisation "forcée" à Privas à plus ou moins brève échéance sachent que ce sera finalement peut-être à... Montélimar! Remarquez, ce n'est finalement guère plus loin!
  • Enfin, savoureuse et révélatrice anecdote, le SC Privas, club de rugby soutenu financièrement par la CAPCA, a décidé de restreindre son périmètre de recrutement qu'il avait voulu étendre au-delà de son bassin initial: "Lamastre, Le Cheylard et Saint-Sauveur de Montagut, c'est trop loin!" déplorent ses dirigeants...

On continue à y croire!
A bientôt pour de nouvelles infos.
Bien à vous.


Patrick Lafayette

vendredi 27 mai 2016

Une majorité contre!

Je vous écris d'abord depuis le TGV qui me ramène vers l'Ardèche un peu avant l'horaire initialement prévu, histoire d'être présent ce vendredi soir au conseil municipal de Châteauneuf. Quand je mettrai ce texte en ligne, ce conseil aura voté, probablement dans le bon sens...
Je profite donc de ce moment de transport pour vous faire part de quelques réflexions qu'il me semble bon d'apporter au débat que notre action a initié.

Me concernant d'abord (et je vous présente mes excuses de devoir parler un peu de moi), dans la mesure où pas mal d'interrogations sur mon compte me reviennent, je voudrais clarifier les choses.

  1. Contrairement à ce qu'ont pu avancer certains de ceux qu'on bouscule, mon action n'a aucune motivation ou visée politique. Même si, de fait, elle me plonge dans l'action publique, et si je n'en éprouve aucune honte, c'est bel et bien à mon corps défendant. Je préférerais jouir paisiblement de notre maison de Châteauneuf et couler des jours tranquilles entre la gestion de ma fin de carrière professionnelle et les plaisirs que nous offre notre campagne. Mais, en découvrant cet « enfant dans le dos » qu'étaient en train de nous faire certains élus, en me heurtant à l'indifférence agacée et condescendante de Martine Finiels devant nos légitimes questions, je n'ai pu contenir les réflexes citoyens qui ont toujours jalonné mon existence. Pour information, je ne suis ni encarté ni affilié à un parti, j'ai été un modeste et anonyme compagnon de route de Jean-Pierre Chevènement au moment de son refus d'engager la France dans la guerre en Irak et de voter le traité de Maastricht et j'avais, plus jeune, côtoyé les équipes de Rodolphe Pesce quand il était maire de Valence. Je ne regrette rien de tout ça. Pour information aussi, j'ai voté pour Martine Finiels aux dernières cantonales (rebaptisées « départementales » pour faire moderne et surtout charcuter la carte des circonscriptions afin d'imposer des binômes et, sous prétexte de parité, faire encore le jeu des partis). Là, en revanche... Ma main, aujourd'hui, me brûle! Voilà pour mon « passé » et mes accointances en la matière. Et ceux qui me prêtent des intentions électorales (je préparerais, selon une insistante rumeur, ma candidature aux législatives!) me confortent dans l'idée que certains, décidément, ne savent penser qu'en termes de carrière politique. Signe évident que le désintéressement et la défense de l'intérêt général ne les effleurent même plus.
  2. Mon but n'est que de réveiller les consciences et signifier à ceux qui dirigent nos collectivités qu'ils ne peuvent pas faire comme bon leur semble, en fonction de visées partisanes ou personnelles : les élus passent, les majorités changent mais leurs choix demeurent! Leurs âneries aussi! Et ce sont les administrés et contribuables qui en paient ensuite la note. Je n'ai aucune envie que le Pays de Vernoux, que j'ai choisi pour a priori passer une retraite – encore hypothétique ! - agréable aux côtés de mon épouse, soit envoyé dans une direction opposée à celle que souhaitent ses habitants pour de simples motifs politiciens et au détriment de l'avenir de notre territoire.
  3. La question de ma légitimité a également été soulevée. Oui, bien que natif de la Drôme et ayant souvent séjourné à Alboussière dans mon enfance, j'ai passé l'essentiel de ma vie professionnelle à Paris. Et alors ? Je suis aujourd'hui installé à Châteauneuf, j'ai choisi ce joli coin, et même si j'effectue, comme aujourd'hui, de fréquents allers-retours vers la capitale, j'y suis engagé dans la vie associative et citoyenne et j'aime notre plateau où ma femme et moi sommes heureux et fiers d'entretenir contacts et amitiés. Et au moment où le pouvoir et, à travers lui, le régime sont contestés tous azimuts, quand la démocratie représentative vit sa plus grave crise d'après-Guerre, avec des gouvernants incapables d'écouter et comprendre les difficultés et demandes de la population, je me sens parfaitement fondé à mener ce combat pour nous faire entendre. La preuve : parmi nos 252 pétitionnaires (et beaucoup plus, si l'on tient compte de tous les gens peu familiarisés avec Internet), une foule de gens du cru, Ardéchois pur jus, qui soutiennent et amplifient notre initiative. Et notamment des élus solidement implantés et parfaitement réalistes (vous les reconnaîtrez), depuis longtemps au service de leurs villages respectifs (à Vernoux, Châteauneuf, Saint-Apollinaire, Saint-Jean Chambre...), qui me font l'honneur et le plaisir de m'accorder une belle confiance.               Voilà, j'ai parlé de moi, qui peux également m'appuyer sur Farah, ma compagne de vie et mon soutien au quotidien, histoire d'éclairer la lanterne de ceux, les plus nombreux, qui me connaissent peu. Après, au fil des rencontres et des échanges, nous verrons bien comment vous apprécierez mon action et mes positions. Je suis ravi d'être porte-parole de ce sursaut face à une forme de renoncement fataliste généralisé. Mais je n'ai pas vocation à imposer mes vues, bien au contraire !

Je vais désormais, et c'est le plus important, vous donner les dernières nouvelles du front et elles ne sont pas à l'avantage de nos adversaires sur ce dossier.

Les délibérations négatives, souvent surprenantes à leurs yeux, s'étant additionnées ces derniers jours, leur pression s'intensifie. Exemple : cette réunion, jeudi dernier à Privas, des présidentes et des vice-présidents de la CAPCA et de la CC du Pays de Vernoux, pour envisager l'avenir commun des deux entités : « Tout continue comme si le vote était positif », nous a confié un des participants. Quel aveu scandaleux : les dirigeants en place nient le processus démocratique mis en place pour valider ou contester le schéma préfectoral, accréditant l'idée qu'il s'agit d'un simulacre et que l'Etat, manifestement, s'en contrefiche et n'en tiendra jamais compte ! C'est une confiscation des droits des électeurs et de leurs représentants : « Votez, votez braves gens ! Nous ferons quand même ce que nous voulons... » Quel message cette attitude méprisante nous renvoie, au moment où la contestation de ces méthodes autoritaires est au plus haut dans l'opinion et dans la rue ! Nous dénoncerons jusqu'au bout ce passage en force.

L'argument majeur (le seul en vérité...) que Martine Finiels et Michel Delarbre avaient asséné lors de la dernière réunion de la CC Pays de Vernoux s'est écroulé d'un coup... Ces deux tenants du mariage contre nature parlaient d'un « appel du pied » et « d'un climat propice » à notre accueil au sein de l'agglomération privadoise, « où nous pourrons continuer à faire vivre et développer nos projets » avaient-ils dit. Le vote négatif la part des conseillers de la CAPCA, accompagné de commentaires d'une grande défiance, fait voler en éclat leurs affirmations : on ne veut pas de nous à Privas, c'est désormais établi. Alors que notre exécutif n'a envisagé aucune alternative et n'a pris aucun contact avec Rhône-Crussol ou le Pays de Lamastre pour envisager les conditions d'un rapprochement... La présidente et ses proches nous ont donc envoyé dans le mur. Bonjour l'ambiance si le Préfet maintient cette union rejetée par les deux parties concernées !
Notez au passage que, pour son éventuel « passer-outre », le Préfet aura besoin de l'aval de la CDCI, la commission ad-hoc, ce qui n'est pas acquis d'avance dans la mesure où elle semble de moins en moins se contenter d'être une chambre d'enregistrement. Les (bonnes) surprises ne sont peut-être pas finies...

Enfin, parmi les infos peu réjouissantes, notons que le départ de La Voulte du siège de l'entreprise Reyes (en dehors des emplois localement menacés) fait perdre 35 000 euros de recettes fiscales à la CAPCA. Au moment où ses compétences et ses charges s'accroissent, avec notamment la mise en place de la fameuse taxe « VT » (« versement transports »), ce n'est pas une bonne nouvelle pour la communauté qui nous est promise !

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Après le TGV, le car ! 1,20 euros au départ de la gare de Valence, pour rejoindre Vernoux. Combien de temps Citea et l'agglomération de Valence-Romans vont-ils financer une ligne vers un territoire qui décide de lui tourner le dos ? Une simple question en passant...

Et après le car, le conseil municipal de Châteauneuf. Avec une position ferme et tranchée du maire, Christian Alibert, et de la plupart de ses conseillers : neuf voix contre, deux pour et une délibération qui reprend une partie des critiques émises par Mathieu Darnaud, rapporteur de la loi NOTRe au Sénat. Avec pour conséquence, une majorité de communes du Pays de Vernoux (quatre sur sept) qui refusent le schéma préfectoral, et ce quel que soit le « non résultat » de Saint-Julien le Roux où, pour éviter les aléas d'un débat, la délibération ne serait pas mise à l'ordre du jour...

A Châteauneuf en tous cas, grâce à l'appréciable esprit d'ouverture des élus, une discussion a pu s'engager en fin de séance, où chacun, conseiller municipal ou simple citoyen, a pu faire valoir ses arguments. Même si ceux des partisans du « oui » à la CAPCA n'ont pas été avancés longtemps, leur principal tenant ayant préféré s'éclipser rapidement... Non sans nous avoir confirmé auparavant que des problèmes de personnes empêchaient les rapprochements (et même les contacts!) entre la socialiste Martine Finiels et les présidents, plutôt marqués à droite, de Rhône Crussol et du Pays de Lamastre. Une donnée inacceptable sur nos plateaux : lorsqu'il s'agit de la vie locale, qui plus est en zone rurale, un élu qui ne sait pas dépasser les clivages politiques est un mauvais élu ! Et cela vaut aussi bien pour Madame Finiels et son proche entourage que cela vaudrait pour Jacques Dubay et Jean-Paul Vallon s'il s'avérait que ceux-ci refusent tout dialogue !

Confortés dans nos positions, nous avons cependant appris que les opposants au sein de la CAPCA, pourtant majoritaires depuis le dernier scrutin interne, n'ont pas émis la moindre objection au lancement d'une étude (moyennant plus de 100 000 euros!) pour préparer l'intégration du Pays de Vernoux et l'unification des compétences des deux entités. Alors que celle-ci n'est encore ni votée ni actée. Hé ! Oh ! Réveillez-vous !
Voilà en tous cas qui révèle le peu d'importance que les trente-cinq communes qui vont nous annexer accordent à cette absorption : elle paraît bien peu les concerner. Et qui rend extrêmement inquiétant le fait de rejoindre une communauté dont les représentants sont si peu soucieux des deniers publics !

Parmi les premiers effets négatifs probables du mariage voulu par le Préfet, deux ont été soulignés vendredi soir à Châteauneuf :

  • La piscine de Vernoux, équipement structurant d'une très grande importance pour notre population, serait plus que menacée, n'ayant quasiment aucune chance d'être considérée d'intérêt communautaire (aucune installation sportive de Privas ne l'est!) et d'ainsi passer sous la compétence de la CAPCA. La mairie de Vernoux a toute chance de se retrouver seule à en supporter la charge (avec, au mieux, une très insuffisante compensation...), ce qui signifie, compte-tenu des frais de fonctionnement et de l'indispensable rénovation, un gros risque de fermeture à moyen terme. Avec toutes les conséquences dommageables pour les usagers, les élèves, les clubs sportifs, la jeunesse en général et sur l'emploi.
  • Le ramassage des ordures : il y a très peu de chances que le SICTOMSED, ce partenariat organisé entre Le Cheylard et Vernoux, obtienne une délégation pour continuer la collecte des déchets ménagers. Celle-ci reviendra sans doute intégralement aux services de la CAPCA. Avec, là encore, un impact prévisible sur les personnels qui assurent ce ramassage actuellement. Et, à terme, des doutes sur le maintien de la fréquence des tournées et le nombre de bacs mis à disposition.
    Ce ne sont que deux exemples qui annoncent d'autres soucis du même ordre. En s'unissant sous la contrainte dans des délais aussi serrés, on signe un chèque en blanc sur l'avenir. Cela serait valable avec n'importe quel partenaire, mais celui qu'on veut nous imposer offre de sérieux motifs d'inquiétude...
    Rien n'est perdu. Notre combat doit continuer jusqu'à ce que l'Etat et son représentant entendent raison.
    Haut les cœurs !
                                    Patrick Lafayette